Astuce 1: Visualisez mentalement vos gestes avant l’entraînement

La visualisation est cette capacité mentale que nous avons de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. Selon son intensité, cette représentation peut déclencher plus ou moins les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité. Quand, par exemple, on a très peur dans le noir, les manifestations corporelles de la peur sont pratiquement les mêmes que si un monstre nous menaçait vraiment. À l’opposé, penser à une situation agréable amène le corps dans un état réel de détente.

Vous pouvez par exemple imaginer la compétition parfaite, où tout se déroule à merveille pour vous, où vous vous sentez bien, vous êtes au top de votre forme, de votre technique et de votre confiance. Ceci vous donnera une grande confiance en vous et une sérénité à toute épreuve.

Lors d’une autre visualisation, vous pouvez envisager tous les scénarios potentiels (positifs ou négatifs), notamment les négatifs (une crampe, une crevaison en vélo, un coup de moins bien, un lacet se défait …) et pensez aux réactions positives et constructives que vous devez avoir dans ces moments-là. Vous serez ainsi préparé aux coups durs. Peu importe la forme dans laquelle vous êtes, il y a un moment où ça va faire mal.

Imaginez-vous passer par ces moments délicats et trouvez comment réagir. En visualisant ces scénarios, vous mettez en place un plan d’action, ainsi si cela arrive vous ne paniquerez pas et vous resterez concentré, afin de ne pas disperser votre énergie et de ne pas vous stresser.

Quand vous visualisez votre course soyez aussi précis que possible.(Fait-il chaud ? Fait-il froid ? Qu’entendez-vous ? Que ressentez-vous ? )
Plus vous serez précis, plus la situation paraîtra réelle et plus vous serez en confiance le jour de la course et vous serez calme.

Astuce 2: Focaliser son attention sur les pensées gagnantes

« L’esprit guide l’action, en parvenant à réguler nos pensées, nous améliorons notre comportement. »
HATZIGEORGIADIS

Vos pensées vous élèvent-elles — ou êtes-vous constamment en train de vous tirer vers le bas avec un incessant monologue fait de peur, de doute et de sentiments de rabaissement? Les grands athlètes, à travers tous les challenges qu’ils rencontrent, sont capables d’exercer un véritable contrôle sur leur façon de s’adresser à eux-mêmes, et ils ont réussi à expulser le « colocataire envahissant » vivant dans leur tête, qui leur dit qu’ils n’arriveront à rien.Le discours intérieur, instructif et motivant, donne aux athlètes un avantage en compétition, selon le psychologue des sports Antonis Hatzigeorgiadis. Une analyse menée par Hatzigeorgiadis et ses collègues publiée dans la revue Perspectives on Psychological Science a démontré que le discours intérieur instructif (« Garde les jambes droites, » « Utilise ta force corporelle ») aidait les athlètes à améliorer des techniques ou compétences particulières, tandis que le discours intérieur motivant (« Tu sais que tu peux le faire! ») les aidait à remplir des tâches basées sur l’endurance et la force.

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